Portrait d’un gamin du Morbihan devenu champion du monde de moto. Mathieu Gines a tracé sa route loin des circuits, jusqu’aux plus hauts sommets du sport mécanique.
Le déclic d’un gamin de Bretagne pour la course moto
Quand tu es gamin au pays de Ploërmel, le bitume ne t’attend pas. Les chemins de terre, si. Mathieu Gines naît à Ploemeur, près de Lorient, un 20 novembre 1988. Il découvre la moto par le motocross, un sport roi dans la région.
Le motocross lui apprend la glisse, l’audace et le contrôle. Mais son rêve va plus loin. En 2005, il bascule sur la vitesse. Premier titre : champion de France 125 Open sur Honda. Le reste appartient à l’histoire.
🏁 Un parcours fulgurant vers les sommets nationaux
Mathieu Gines gravit les échelons un à un. titre en Supersport en 2009, puis en 2013. La Bretagne n’a toujours pas de circuit de vitesse. Lui ne s’arrête pas pour autant.
- 🏆 2005 : Champion de France 125 Open (Honda)
- 🏆 2009 : Champion de France Supersport (Honda)
- 🏆 2013 : Champion de France Supersport (Yamaha)
- 🏆 2014 : Champion du monde d’endurance avec le GMT94 (Yamaha)
- 🏆 2019 : Champion de France Superbike (BMW)
- 2005
Champion de France 125 Open sur Honda. Le premier gros succès.
- 2009
Titre en Supersport, toujours sur Honda. Confirme son talent.
- 2013
Retour au sommet en Supersport, cette fois sur Yamaha.
- 2014
Champion du monde d'endurance avec le GMT94. Le sacre ultime.
- 2019
Champion de France Superbike sur BMW. La boucle est bouclée.
2014, le sacre mondial avec le GMT94
L’équipe GMT94 fait confiance à Mathieu Gines pour le championnat du monde d’endurance. Première saison, titre mondial. Ce sacre reste un succès sportif rarissime dans l’histoire française de la course moto.
Cette consécration marque un tournant. Le pilote breton entre dans la cour des grands. La gloire mondiale est au bout de la piste.
Le champion du monde, fidèle au pays de Ploërmel
Les podiums internationaux ne l’ont pas éloigné de ses racines. Mathieu Gines reste ancré dans le Morbihan. Ploërmel, son village, sa région. Loin du tumulte des paddocks, il retrouve son équilibre.
En Bretagne, point de circuit permanent. Pourtant, cette terre a vu éclore l’un des rares Français couronnés au niveau mondial en moto. Le paradoxe est savoureux.
Un grand champion abordable
Lors des fêtes locales, tu peux croiser Mathieu. Pas de chichis, pas de barrières. Il parle moto avec les jeunes, évoque ses courses. C’est peut-être ça, la vraie réussite : rester soi-même après avoir tout gagné.
L’endurance, une école de stratégie et de résistance
Le titre mondial de 2014 est unique. L’endurance est une discipline exigeante. Les 24 Heures mettent les pilotes et les machines à rude épreuve. La nuit, la pluie, les relais. Tout peut basculer.
Mathieu Gines adore cette complexité. L’esprit d’équipe, la stratégie de course, la gestion des pneus : chaque détail compte. C’est le sport mécanique dans sa forme la plus pure.
La guerre des pneus et les retournements de situation
En endurance, les pneus font la différence. Les équipes usent de stratégies fines pour gagner des tours. Les rebondissements sont fréquents, sur piste et dans les stands. Mathieu excelle dans cet art subtil.
Dès sa première saison dans cette discipline, il devient champion du monde. Un parcours fulgurant, une trace indélébile pour tous les passionnés de moto.
Et toi, tu te lances dans une course comme celle-ci pour décrocher la gloire mondiale ?
Le gamin de Ploërmel devenu champion du monde
Est-ce que Mathieu Gines a toujours couru sur circuit ?
Il a commencé par le motocross sur les chemins de terre, avant de passer à la vitesse en 2005.
Pourquoi un champion du monde reste-t-il vivre en Bretagne ?
Parce que c'est là qu'il est né et qu'il a ses repères. Il dit souvent que Ploërmel lui permet de rester équilibré, loin du tumulte des paddocks.
Ça vaut le coup de se lancer dans l'endurance ?
C'est une discipline exigeante mais formatrice. Les 24 Heures apprennent la stratégie, la gestion des pneus et le travail d'équipe. Mathieu Gines y a gagné son titre mondial dès sa première saison.
Est-ce que le motocross est un bon point de départ pour la vitesse ?
Visiblement oui, puisque Mathieu Gines a réussi cette transition. Le motocross apprend la glisse et l'audace, des qualités utiles sur circuit.
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Passionné de deux-roues depuis l’adolescence, il a couvert la presse moto régionale avant de se lancer en freelance. Il mise sur les essais longs et les retours terrain plutôt que sur les fiches techniques. La route des cols alpins l’hiver, le guidon toujours.
8 commentaires
Le titre de 2005 en 125 Open, c’est le genre de parcours qui inspire les jeunes mécano. Chapeau.
Un Breton qui gagne au mondial, ça se fête à la bière artisanale. Quel régal pour un mécano !
Champion du monde avec le GMT94, rien que ça ! Et toujours pas de circuit en Bretagne ? Il faudrait y remédier, non ?
Bonjour Valentin, bel article ! Je viens d’acheter ma première moto, ça donne envie de rouler. Bravo à Mathieu !
Franchement chapeau! En plus avec une BMW, ça nous change des japonaises. On aimerait bien le voir rouler par chez nous.
Tu nous racontes si l’endurance, ça donne vraiment faim ? Belle aventure en tout cas !
Belle démonstration de maîtrise, passer du cross à la vitesse demande un vrai savoir-faire. Merci Valentin pour ce portrait.
Sacré palmarès ! La Bretagne peut être fière. Un conseil : l’entretien régulier fait les champions, comme sur mes vieilles bécanes.